Extraits et citations

De plus grands efforts ne donnent pas un meilleur mouvement

« Si vous essayez à tout moment de dépasser vos limites, il n’en résultera que des muscles douloureux et des articulations tendues. En forçant les résultats, vous entravez totalement l’objectif de ces exercices, à savoir l’amélioration – même partielle – qui peut être obtenue par l’interruption des structures habituelles du mouvement et de comportement. Une meilleure différenciation des mouvements effectués par les différentes parties du corps et du rapport qui existe entre elles conduit à une diminution du tonus (degré de contraction occasionné par les centres involontaires) et à une réelle augmentation du contrôle conscient. Vous devriez de temps en temps vous secouer pour vous sortir de votre routine et vous demander si vous faites réellement ce que vous pensez faire. De nombreuses personnes se trompent elles-mêmes en pensant que, dans la mesure où elles sentent un effort et veulent que leurs épaules se meuvent, celles-ci bougent réellement par rapport au sol et aussi par rapport à leur corps, ainsi qu’elles le devraient. Faites attention à bien transformer tous vos efforts musculaires en mouvement, car un effort complètement converti en mouvement améliore à la fois nos facultés et notre corps. Un effort non transformé en mouvement, mais qui occasionne un raccourcissement et un raidissement, n’aboutit pas seulement à une perte d’énergie, mais à un état dans lequel la perte d’énergie cause des dommages à la structure corporelle. »
Moshe Feldenkrais, Energie et bien-être par le mouvement, p. 184

« Une baisse des tensions est obligatoire, puisque les mouvements efficaces ne demandent pas d’efforts. L’inefficacité est source d’efforts et empêche de faire plus et mieux. La réduction graduelle de l’effort inutile est nécessaire afin d’accroître la sensibilité cinétique, sans laquelle une personne ne peut maîtriser sa conduite. »
Extrait de l’article de Moshe Feldenkrais, « Image – mouvement et acteur. Restitution de la potentialité », p. 24.

« La majorité des gens ne se rendent pas compte de la quantité de tension inutile présente dans leurs yeux, leur bouche, leurs jambes, leur ventre. Cette tension est nocive, principalement parce que l’intensité de notre prise de conscience est tributaire de la quantité de tension présente ».
Extrait de l’article de Moshe Feldenkrais, « Image – mouvement et acteur. Restitution de la potentialité », p. 26.

« Un meilleur comportement général du squelette permet une utilisation à 100 pour cent des possibilités anatomiques. Le plus souvent la restriction de cette utilisation, que l’on impute à un manque de souplesse, est en vérité due à la contraction et au raccourcissement des muscles, produits par l’habitude et un manque d’appréciation consciente ».
Extrait de l’article de Moshe Feldenkrais, « Image – mouvement et acteur. Restitution de la potentialité », p. 27

Le système nerveux est occupé par le mouvement plus que par toute autre chose.

 « Le mouvement occupe le système nerveux plus que toute autre chose, parce que nous ne pouvons ni sentir, ni ressentir, ni penser sans un ensemble varié, complexe et élaboré d’actes initiés par le cerveau pour faire résister le corps à l’attraction de la gravité ; en même temps, nous devons savoir où nous sommes et dans quelle position, nous devons utiliser nos sens, nos sentiments et notre faculté de penser. »
Moshe Feldenkrais, Energie et bien-être par le mouvement, p. 47